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Bonjour, Nous cherchons beaucoup : le bon chemin, la bonne réponse, la bonne décision, une explication à ce que nous ne comprenons pas encore. Nous cherchons souvent très loin ce qui se trouve peut-être juste devant nous, ou en nous. Si, pour une fois, l'important n'était pas tellement de trouver une réponse, mais simplement de chercher ? Avec curiosité, sans certitude absolue, sans avoir peur de nous tromper, de faire demi-tour ou de prendre un chemin de traverse. Il existe probablement autant de chemins que de personnes pour les parcourir. Certains se font à pied, d'autres dans le silence ; certains passent par la science, d'autres par la spiritualité. Étonnamment, souvent ils finissent par se croiser. C'est ce que racontent, Les Chemins de Compostelle. Il y a d'abord le chemin que l'on voit, celui qui se trouve sous nos pieds; puis, à mesure que l'on avance, un autre apparaît, plus intérieur. Marcher oblige à ralentir, à laisser derrière soi une partie du superflu, à accepter la fatigue, les rencontres, les détours et souvent le doute. On part souvent avec une destination et l'on découvre, en chemin, que le plus important était peut-être tout ce qui s'est passé entre le départ et l'arrivée. Un pas après l'autre, cela paraît peu, et pourtant c'est ainsi que l'on parcourt des milliers de kilomètres. Peut-être aussi une vie. Le chemin n'est d'ailleurs pas toujours droit. Nous aimerions souvent pouvoir effacer certaines erreurs, revenir en arrière et prendre une autre direction. Mais nos détours font aussi partie de ce que nous devenons. C'est toute la force de Milarépa, La Voie du Bonheur, qui nous parle de transformation, de colère, de remords, mais surtout de cette possibilité profondément humaine de changer. Le passé ne disparaît pas, mais il ne nous condamne pas forcément à le répéter. Nous pouvons apprendre, comprendre, pardonner peut-être, puis choisir la suite, en conscience. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour prendre une autre direction. Souvent, avancer passe aussi par le fait de s'arrêter. Nous n'avons probablement jamais disposé d'autant de moyens pour communiquer. Pourtant, savons-nous encore écouter ? Le silence peut sembler vide, alors qu'il est souvent tout l'inverse : un espace pour regarder, pour ressentir, pour laisser une pensée aller jusqu'au bout sans être interrompue par la suivante. De Silence et d'Amour nous emmène dans un monde radicalement éloigné de notre quotidien, celui des Carmélites du monastère de la Très Sainte Trinité à Londres, où le silence, la contemplation et la vie communautaire rythment les journées. Pas forcément pour nous inviter à vivre de la même manière, mais peut-être pour nous rappeler que ralentir, contempler, écouter et aimer sont aussi des façons d'habiter le monde. Le silence n'est pas nécessairement l'absence de quelque chose. Il peut aussi laisser la place à l'essentiel.
Chercher, c'est aussi regarder au-dehors, au-delà. Observer, mesurer, expérimenter, comprendre. Il y a aussi cette formidable curiosité humaine qui nous pousse depuis toujours à demander : Pourquoi ? Comment ? De l'immensité de l'Univers jusqu'à l'infiniment petit, nous cherchons à comprendre de quoi ce monde est fait. La Fièvre des Particules nous entraîne aux côtés de scientifiques qui tentent de percer certains de ces mystères, avec leurs hypothèses, leurs expériences, leurs succès , leurs échecs et leurs doutes. Chaque réponse ouvre une nouvelle question et chaque découverte révèle un nouvel inconnu. C'est peut-être cela qui rend la science si passionnante : elle ne met pas fin au mystère, elle en repousse simplement les frontières.
Derrière les machines, les chiffres et les équations, on retrouve finalement quelque chose de très humain : notre émerveillement devant ce que nous ne comprenons pas encore. Puis, lorsque l'on a exploré la matière, les particules, l'Univers et le cerveau, une question demeure, peut-être l'une des plus vertigineuses : qu'est-ce que la conscience ? Qui sommes nous ? Qu'est-ce qui observe, qu'est-ce qui pense, qu'est-ce qui fait que nous faisons l'expérience du monde... et de nous-mêmes ?
Sommes-nous des êtres humains vivant une expérience spirituelle ou sommes-nous des êtres spirituels vivant une expérience humaine ? Chardin. C'est précisément cette porte que nous ouvre Propos sur la Conscience, en questionnant la relation entre matière et conscience. Non pas nécessairement pour apporter une réponse définitive, mais pour questionner nos certitudes et mettre en dialogue science, matière et conscience. Après tout ce que nous avons découvert, il reste encore tellement à comprendre. Heureusement ! C'est peut-être là l'un des sens de cette Vie. Peut-être n'avons-nous finalement pas besoin de choisir entre tous ces chemins : la marche et la contemplation, la science et la spiritualité, le silence et la parole.
Peut-être pouvons-nous simplement continuer à regarder, à apprendre, à confronter nos idées, à rester curieux, à changer d'avis lorsque cela s'impose et surtout à nous émerveiller encore. Continuer d'avancer, du mieux que l'on peut, chacun à notre niveau, cahcun sur son chemin, qui heureusement, souvent se croisent. Il n'existe probablement pas une seule manière de comprendre le monde, et encore moins une seule manière de le vivre.
Alors continuons à chercher. Ensemble.
Avec passion, curiosité, amour et gratitude.
Belle journée & bons films !
Toute l'équipe Jupiter Films
Santé, Éducation & Spiritualité
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